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Le long chemin vers la commune et la mairie

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Le long chemin vers la commune et la mairie

La mairie, siège familier de la municipalité,apeiné à Cluny à trouver sa place, tout comme les habitants ont mis longtemps à faire émerger leur indépendance. Suivre à la trace les lieux qui virent cette évolution de la représentation municipale est chose difficile, et les pistes qui sont données ici ne demandent qu’à être complétées ou corrigées !

Dès 996, Cluny est déjà mentionnée comme habitée par des burgenses (bourgeois) francs (libres). L’abbé Hugues de Semur approuve le premier par une charte, vers 1090, les coutumes régissant la vie des habitants. Droit de résidence et titre de paroissien, droit de propriété et de transmission, droit de  basse-justice,  sont  échangés  contre un  serment de fidélité des bourgeois à l’abbé. Charte confirmée en 18 articles par l’abbé Etienne 1er de Boulogne vers 1172, puis par l’abbé Hugues IV,qui se contente d’y rajouter cinq articles. Les bourgeois ne constituent pas encore une commune, et leur tentative (1206) de créer une « commune jurée » sera tenue en échec par l’abbé Hugues V. Toute réunion se tient au doyenné de l’abbaye. Ou peut-être sur la platea communa créée devant l’église Notre-Dame au XIIe siècle, seule place dans la ville. L’abbé a ses raisons de ne pas favoriser de lieu de rassemblement.

La chose  devient  évidente  lorsqu’en février 1451 les bourgeois profitent de l’affaiblissement de l’abbaye (60 moines au lieu de 400) par la Guerre de cent Ans. Le capitaine et procureur Durand de BoisVair, et les « échevins et bourgeois » Jean Bruer junior et Claude Caigneaud se  proclament « consuls et juges » et achètent place Notre- Dame la demeure de  Jacques  Germanet (et de sa femme Antonie), notaire public, pour en faire une maison commune, afin de déposer archives et armes de la communauté, réunir assemblées et banquets confraternels. Car en 1437, des coffres contenant des privilèges royaux accordés aux Clunisois ont été volés dans l’église ! Certains situent cette maison à l’angle de la place et de la rue de la Barre, d’autres aux numéros 6-8-10 de la rue de la Barre (la Maison des dragons et les deux maisons l’encadrant, communiquant entre elles). La maison est mise sous scellées, par le  grand  prieur  de  l’abbaye, et  les  deux  parties  convoquées  devant les juges royaux de Mâcon. Après vingt ans de procès, les bourgeois abandonnent, car les juges ne tranchent pas dans ces d’affaires, se contentant d’enregistrer les positions successives des deux parties.

En 1619, les bourgeois achètent enfin une maison rue des Pourceaux (rue de la Barre), future Maison des Echevins. Exigüe, elle est complétée par les deux maisons situées dans sa continuité. La première, du XIIIe siècle, est modifiée pour devenir annexe, et dotée d’un guichet en bois sur la rue. La deuxième, située à l’angle de la rue du Pet Etroit (Pas étroit) est dit-on une écurie. Malgré la richesse du quartier Notre-Dame, le conseil de ville se plaint en 1784 du mauvais état de la maison commune, située « dans une rue sale et écartée ». Devant le coût élevé des réparations, le Conseil décide qu’il serait plus économique d’acheter une des demeures alors à vendre, et de la transformer. Projet non concrétisé, mais la maison, réaménagée avec un bel escalier tournant à rambarde forgée par le frère Placide, et sa salle du conseil à boiseries moulurées, garde une certaine allure.

Du   29   janvier   au   2   février   1790, les « citoyens actifs » élisent le premier Conseil général de la commune, appliquant la lettre patente du roi de décembre 1789. François Dumoulin est élu maire, ainsi que 8 officiers municipaux, un procureur de la commune, et 18 notables. La question se pose d’un cadre adapté à cette nouvelle représentation municipale. Le couvent des Récollets, adjugé  à la commune début 1791, semble mieux s’y prêter. En 1793, la chapelle sert aussi de salle de réunion pour le club des Jacobins de Cluny.

En 1801, la ville investit finalement l’abbaye. Au rez-de-chaussée de l’aile nord, se posent la mairie et la justice de paix ; au premier étage un théâtre, et le collège municipal. L’aile sud accueillera une salle d’asile et une école d’apprentissage de la soie dirigée par des Lyonnais, comprenant 16 métiers.

Dès août 1864, une délibération du Conseil municipal, présidé par le maire, M. Aucaigne Sainte-Croix, envisage la cession des bâtiments de l’abbaye qu’elle possède au ministre de l’Education publique, Victor Duruy,pour créer une Ecole normale spéciale. Le 3 mars 1866, la ville cède finalement l’usufruit des bâtiments  de  l’abbaye  dont le transept, et ceux des bâtiments qu’elle a racheté à des particuliers (façade Gélase, partie ouest du cloître ) à cette occasion, pour l’installation d’une Ecole normale d’enseignement secondaire spéciale.

La famille Aucaigne avait semble-t-il acheté les palais abbatiaux après la Révolution. Françoise Aucaigne, veuve du docteur Jean-Baptiste  Ochier, céda  d’ailleurs   le 17 août 1864 le palais Jean de Bourbon pour la création d’un musée. C’est donc assez naturellement que la mairie, quittant l’abbaye, viendra prendre ses quartiers dans le palais Jacques d’Amboise, qu’elle occupe encore aujourd’hui. ?

par Gérard Thélier