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De l’Hôtel-Dieu à l’Hôpital du 21ème

Sur cetta page vous retrouvez quelques informations sur la ville de De l’Hôtel-Dieu à l’Hôpital du 21ème

De l’Hôtel-Dieu à l’Hôpital du 21ème


En décembre 1702, c’est décidé : un nouvel hôpital  doit  être  construit, sur des bases plus saines, plus grand que l’hôpital Notre-Dame de Pitié. Emmanuel Théodose de la Tour d’Auvergne, cardinal de Bouillon, abbé de Cluny par la grâce de Dieu, est à la manœuvre, et sa ville ne saurait se contenter d’un ouvrage médiocre. La salle des malades devra être au moins aussi large que celle de Tournus, dont il fut abbé. Mais il veut un lieu d’accueil pour les pauvres et les malades, et non un lieu édifié pour que ses bienfaiteurs puissent expier leurs fautes et racheter leurs âmes. L’architecture en sera donc simple, et sans artifices.
 
En mai 1703, les plans sont approuvés, et les travaux démarrent par  la  suppression de la Porte  de la Chaîne, afin de clôturer  le nouvel établissement. On démolit près de la porte de la Chanaise l’hôpital Saint- Jacques pour en réutiliser les matériaux. En 1713, le nouvel Hôtel-Dieu est terminé ; il forme un L, le bâtiment central, abritant la chapelle et les grandes salles, étant prolongé au sud par une aile. A son extrémité s’installe l’apothicairerie. En 1727, un pont appelé de Bouillon, enjambe la Petite Rivière en face du perron de l’entrée ; on démolit l’ancien hôpital Notre-Dame, ne gardant que le bâtiment le plus récent dans lequel s’installera la gendarmerie, dès sa création en 1782.

En 1744, l’Hôtel-Dieu passe sous l’autorité de l’évêque de Mâcon. À  la  Révolution, les Sœurs hospitalières de Sainte-Marthe, présentes depuis 1673, ne seront expulsées des lieux que du 15 septembre 1799 au 12 mai 1800. Sur injonction d’un Commissaire de la République, elles sont réintégrées dans leurs fonctions par l’administration municipale. On s’est aperçu qu’elles sont irremplaçables, après les difficultés rencontrées avec les personnes nommées à leur place ! Elles sauvegardent durant la Révolution les rares éléments mobiliers, reliques et grand tapis de chœur qui sont parvenus jusqu’à nous. A partir de 1796, la gestion est confiée à une Commission administrative.

L’Hôtel-Dieu prend sa  forme  définitive  de   1825   à   1828,   avec   la construction d’une  aile  nord.  Des  menuiseries   de style empire  habillent à la même époque  les murs de l’apothicairerie, à l’occasion vraisemblablement du déplacement de celle- ci de l’aile sud à la nouvelle aile nord. En 1845, au bout de cette aile, on installe un tour pour déposer les enfants abandonnés. Tour qui sera transféré à la Charité de Mâcon en 1852. A la même époque démarre au sud la construction d’une extension, dans laquelle une maternité ne tarde pas à s’ouvrir, suivie en 1894 d’un service de chirurgie. C’est à la place de ce nouveau bâtiment que s’installera  en  1990  la  maison  de retraite
« Sous les Vignes », futur EHPAD.

Salle des malades, avec les lits en fer et les boiseries installées en 1894

De 1914 à 1918, l’Hôtel-Dieu accueille les malades et les contagieux de la Première Guerre. Dès juin 1940, il sera sollicité pour accueillir  les  réfugiés,  puis  dès  1941   les jeunes des chantiers de jeunesse. En 1942, se rajoutent pour cause de privations les décès de nombreux vieillards sous-alimentés. En 1944, les Sœurs jonglent entre l’accueil  pour des soins rapides de résistants la nuit, et de miliciens vichystes le jour. De Juin à septembre 1944, on accueille chaque nuit des FFI qui repartent le matin dans les bois. La petite chirurgie est prise en charge par le docteur Pleindoux.

Après la guerre, une salle d’ergothérapie baptisée « Les Avelines » est construite en 1970. C’est à cette époque que l’Hôpital se dote d’un Conseil d’Administration et d’un Directeur. L’Unité de Soins Normalisée de l’Hôpital de Cluny, « Les Charmes », voit quant-à elle le jour en 1976. Malgré la fin des congrégations religieuses hospitalières en 1975, la présence des sœurs de Sainte- Marthe, devenues salariées,  ne  prendra  fin qu’avec le départ en retraite de sœur Geneviève Préaud en 1996. « Les Charmes » vont prochainement s’effacer à leur tour devant l’arrivée de la deuxième tranche du nouvel Hôpital dont la première tranche vient d’être inaugurée en 2015.

Pour en savoir plus, ou si vous vous intéressez à l’avenir de l’Hôtel-Dieu, vous pourrez vous rapprocher de l’association Julien Griffon 1625, dont le siège est à l’Hôtel-Dieu, 13 place de l’Hôpital, et de son président, Roland Billet, sans lequel cet article en deux parties n’aurait pu être aussi riche et précis ! ?