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De l adultère à Mandrin,

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De l’adultère à Mandrin,

la longue histoire du Fouettin

Bien connu des Clunisois, le Fouet- tin s’étend comme une allée longtemps ombragée de tilleuls. Cette promenade s’est installée à l’emplacement des fossés qui longeaient l’enceinte de la ville, du Champ de Foire (l’ancien Plastre du Merle) jusqu’en haut des Quinconces. Ces fossés furent comblés entre 1753, date où le Conseil du roi Louis XV en avait accordé permission, et 1780.


Le Fouettin porte, sous son aspect tranquille, une longue histoire et de savoureuses anecdotes.

 

 L’origine du nom est inconnue, mais une légende raconte que ce lieu était dédié à la punition par le fouet des femmes infidèles. L’hypothèse n’était pas tout à fait farfelue, car dans les Coutumes des ha- bitants de Cluny, la punition de l’adul- tère consistait à faire courir, entièrement nus, l’homme et la femme coupables, de la pierre dite du « Bonnet d’évêque »,   à l’angle de la muraille du champ de Foire, jusqu’à la Tour du Fouettin.


La  punition  effectuée,  nul  n’avait   le droit de les importuner à ce sujet, sous peine de poursuites ! Plus sérieusement, certains se sont appuyés sur un plan de 1780, conservé aux Archives départe- mentales, pour émettre une autre hypothèse. Le plan mentionne une dame Fouette, alias Fouete, propriétaire à l’époque de prés tout proches (en Mon- tillet).  Enfin,  le  chanoine  Chaumont avançait en 1910 une hypothèse proche de la précédente : le nom viendrait des sei- gneurs Fouet, de Montillet, propriétaires des terrains sur lesquels furent construites les murailles au midi de la ville.


Le long de la promenade, l’ancienne muraille s’était installée probablement dès le  début  du  XIIIe  siècle, incluant la porte Saint-Odile dès cette époque. Celle-ci sera complétée par une tour de flanquement en quart de cercle au XVIe siècle. Les autres tours s’installèrent au XIVe siècle, et ont toutes disparu sur ce parcours. Au sud de la Porte du Merle, à l’angle de la muraille, se dressait la tour de Polbé, qui fut rasée en 1829. C’était une tour plate et ouverte au dos. Dans l’axe de la rue Joséphine Desbois, se dressait la tour de la rue Neuve, en avan- cée du mur. La Porte-tour Saint-Odile existe toujours. Aux deux-tiers du mur en poursuivant vers la tour du Fouettin, la gravure de Prévost de 1670 montre une tour rectangulaire ou petite tour du Fouettin. Et enfin, la tour du Fouettin, une des plus fortes de l’enceinte, se dres- sait à l’extrémité de l’enceinte. Elle était encore visible, ruinée par les  Guerres de Religion, dans la gravure de Prévost. Elle disparaîtra pendant l’hiver 1778- 1779.


Un épisode peu connu se produisit le 15 octobre 1754. Arrivant de La Clayette, et se dirigeant vers ses refuges de Savoie après une longue « randonnée » dans le Forez de plus de 700 km, la troupe   du célèbre brigand Mandrin fit étape sur les hauteurs du Fouettin. Marchand ruiné, Mandrin avait organisé et en- traîné une troupe bien armée pour faire de la contrebande, et s’attaquer aux fermiers généraux, ces percepteurs de taxes honnis du peuple. Cette légende vivante ne s’intéressa pas à Cluny ; la milice de la ville, connaissant la valeur militaire de cette troupe, ne bougea pas non plus. Mandrin repartit donc vers Pont-de-Vaux, laissant derrière lui l’un de ses lieutenants, Bernard, dit « La Tendresse » ! Celui-ci, blessé, s’était fait soigner sur place. Il fut arrêté immédia- tement, jugé, et soumis au supplice de la roue. Mandrin subira le même sort, à Valence, un an plus tard... ?

 

Gérard Thélier / 2014