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Brève histoire des Foires de Cluny

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Brève histoire des Foires de Cluny

 

La Foire de la Saint-Martin s’installe chaque année sur le Champ de Foire, pour notre plus grand plaisir. C’est  la seule foire qui subsiste de nos jours, point de contact entre la ville et la campagne, grand rendez-vous pour les producteurs de bétail, animation prisée des habitants de Cluny et du Clunisois. Sait-on qu’elle est l’héritière d’une longue tradition de foires depuis le Moyen-âge   ?

 

 

Cluny est une ville très « documentée ».   De nombreuses sources nous donnent un aperçu de cette longue histoire. Dès 994,  un marché fonctionne près de l’église Saint- Mayeul, première église paroissiale de Cluny. Dans les années 1070, l’abbaye commence à vendre une partie de ses récoltes pour pouvoir acheter d’autres produits. Vers 1080, les coutumes de Bernard à l’usage des novices signalent déjà l’existence de marchés et de foires dans la ville de Cluny, précisant que le connétable et l’hôtelier de l’abbaye ne doivent en aucun cas recevoir les personnes qui se rendent là pour de telles occasions. Vers 1090, une charte promulguée par l’abbé Hugues de Semur, approuvant un ensemble de coutumes des habitants de la ville, indique la tenue de 4 foires à Cluny, témoignant du développement du commerce.

Au tournant du XIIème siècle des marchands sillonnent les routes du Mâconnais, venant parfois d’assez loin pour se rendre aux foires de Cluny, ce qui engendre des conflits de péage avec les seigneurs des environs.  En 1140, un accord entre l’abbé Pierre le Vénérable et Hugues de Berzé, au sujet du péage sur la route de Mâcon, mentionne l’existence de 4 foires dans le « bourg ». Devenus riches, les marchands de Cluny, intéressés par le maintien du train de vie des moines, prêtent de l’argent à l’abbaye ; ils participent dès 1250 aux célèbres foires de Champagne, en association avec des Lyonnais. En 1303, il existe 5 foires à Cluny, sur lesquelles le prévôt de la ville prélève des droits de leydes (droits d’étal). Mais en 1408, une enquête sur ses droits et devoirs ne parle plus de ces leydes, comme si les foires n’existaient plus.

En fait, en novembre 1541, il ne reste que  2 foires à Cluny : à la Pentecôte (vendredi, samedi et lundi suivant) et à la Saint- Pierre-aux-liens (ou Saint-Pierre d’aoust), du 31 juillet au 2 août. Le roi François 1er, répondant à une requête du cardinal abbé de Lorraine, accorde donc 3 nouvelles foires : à la Saint Martin (11 novembre) en hiver, à la vigile de Pâques fleuries, et à la vigile de la Saint Pierre (29 juin). Chacune peut durer 3 jours, et est accessible à tous les marchands, avec franchise pour acheter et vendre. La Foire de la Saint-Martin est née !

Depuis la reconstruction de l’église Notre- Dame au XIIIème siècle, des halles sont installées à son chevet, seul emplacement autorisé pour la vente des céréales essentielles à la subsistance. L’église sert de dépôt des poids et mesures. En 1568, un texte définit la mesure de grain pour le pain d’une journée, le paneau (panellus), qui donna son nom à Notre Dame des Paneaux : 4 quarterons (ou boisseaux) de 3 coupes. Ces halles ont un rôle crucial dans la vie quotidienne. Le 25 avril 1789, les paroissiens de l’église Saint- Mayeul, révoltés par l’augmentation du prix des céréales, s’y attroupent. On les apaise en leur promettant de créer à la maison  de ville un grenier d’abondance où l’on vendra le blé 3 livres et 14 sols la mesure. « Le juge Maître Froppier fils en fit débiter sous la halle à 3 livres 10 sols à raison d’une mesure par personne ». Les halles seront détruites au XIXe siècle. Le 2 vendémiaire an X (24 septembre 1801), la municipalité passe un accord avec les adjudicataires des lots de l’abbaye vendue par l’Etat. En échange de ses halles et de ses bois communaux, elle obtient de conserver le transept de l’église, et les bâtiments monastiques. De nouvelles halles sont construites sur l’actuelle place du Marché, devenue disponible.
 
On ne sait si les foires se tinrent toujours sur l’emplacement d’aujourd’hui. Le Plastre du Merle reste longtemps la place où s’exercent au tir les miliciens bourgeois. Le 10 Frimaire An II (30  novembre  1793)  s’y  produit  un gigantesque autodafé de documents d’archives, livres et manuscrits de l’abbaye, mais aussi de statues, tableaux et ornements sacerdotaux, sur un bûcher dressé une semaine durant par le libraire Tournier. En 1812, la porte du Merle, rasée, laisse passage à la grand’ route. La place devient un centre économique permanent, avec l’installation de nombreux potiers, comme les poteries Berthoux, ou Bernard (qui restera ouverte jusqu’en 1968). Mais ceci est une autre histoire.

En 1900, le Champ de Foire accueille les foires ordinaires le dernier samedi de chaque mois, sauf octobre. S’y ajoutent 4 foires fixes : le 15 février (Foire aux Domestiques), et les 15 septembre, 20 octobre, 12 novembre. Bien présentes dans la mémoire de nos aînés, les foires auraient pu disparaître. Leur histoire plus récente reste à écrire, mais comme le marché, leur existence paraît un lien social essentiel, bien au-delà d’un rôle purement commercial. ?

 
par Gérard Thélier